The Marou-mobile (part 1: the Honey Moon)

Le Marou-mobile (partie 1 : la Lune de miel)

La fin de l’année 2011 fut une période très mouvementée pour l’équipe de Marou. Mais entre les trajets à la campagne pour acheter du cacao et les livraisons de chocolat, nous avons pris un peu de temps pour acheter notre premier véhicule : une Citroën La Dalat des années 1970, une voiture qui, tout comme Marou Chocolate, a été fabriquée au Vietnam à partir de technologie française !

La Dalat ressemble beaucoup à une Citroën Méhari, mais avec une carrosserie en métal plutôt qu’en plastique. Si vous n’avez aucune idée de ce qu’est une Méhari, disons simplement ceci : c’est le véhicule utilitaire à quatre roues le plus simple, le plus rustique et le plus léger que l’on puisse concevoir. Elle est équipée d’un moteur bicylindre à plat de 600 cm³ refroidi par air et partage tous les composants mécaniques du bourreau de travail de l’après-guerre de Citroën : la 2CV. Au lieu des courbes douces de la 2CV, tous les panneaux de carrosserie de la Dalat sont fabriqués à partir de tôles métalliques plates, qui peuvent être — et sont très souvent au Vietnam — fixées par le forgeron du village, lui donnant un style unique, à la croisée de Le Corbusier et de Pierrafeu.

Les Dalat sont de loin les véhicules à quatre roues les moins chers que vous puissiez trouver au Vietnam, mais même celles qui sont entretenues avec le plus grand soin approchent des 40 ans, et celles en parfait état appartenant à de vieillissants propriétaires que nous voyons parfois ne sont de toute façon pas à vendre. Alors, lorsque nous sommes partis à la recherche de notre Marou La Dalat, nous avons poursuivi un vendeur insaisissable après l’autre jusqu’à la ville des hauts plateaux de Dalat. Une fois sur place, nous sommes passés d’un garage à un atelier de découpe, puis à une casse, jusqu’à ce que nous arrivions à Bao Loc, à 100 km au sud de Dalat, où nous avons finalement conclu un accord avec un vendeur qui, avec le recul, semblait un peu trop heureux de s’être débarrassé de sa voiture.

Alors que nous quittions Bao Loc et redescendions des hauts plateaux vers la vallée de Dong Nai, la Citroën de 40 ans, qui semblait ravie de sortir d’un long sommeil et de rouler en descente dans l’air frais, s’est élancée comme dans un rêve vers le coucher du soleil. Mais nous savions que cela pourrait ne pas durer…